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SICUREZZA CONTRO LIBERTÀ RELIGIOSA



               evidentemente esaustivi della giurisprudenza della Cedu, sembrano dimentica-
               re il dibattito da esse scaturito che aveva permesso di meglio riflettere sulle cri-
               ticità dei casi di specie, nonché sui limiti al diritto di libertà religiosa , sul rap-
                                                                                 (40)
               porto tra quest’ultima e i principi di neutralità e laicità dello Stato  e sul con-
                                                                               (41)
               cetto di pluralismo .
                                  (42)
               (40)  Si consulti il volume di M. TOSCANO, Il fattore religioso, cit. Sulle limitazioni al diritto di libertà
                     religiosa  e  sul  bilanciamento  degli  interessi  in  conflitto  è  significativo  quanto  la  giudice
                     Françoise Tulkens (quasi anticipando le osservazioni dei giudici canadesi) affermava nella sua
                     opinione dissenziente nel caso Leyla Sahín contro Turchia (in particolare § 5: Mais la liberté
                     religieuse est, elle aussi, un principe fondateur des sociétés démocratiques. Des lors, reconnaitre la force du
                     principe de laicité ne dispense pas d’établir que l’interdiction de porter le foulard islamique qui frappe la
                     requérante était nécessaire pour en assurer le respect et répondait, des lors, a un «besoin social impérieux».
                     Seuls des faits qui ne peuvent entre contestés et des raisons dont la légitimité ne fait pas de doute - et non pas
                     des inquiétudes ou des craintes - peuvent répondre a cette exigence et justifier une atteinte a un droit garanti
                     par la Convention. En outre, en présence d’une ingérence dans un droit fondamental, la jurisprudence de la
                     Cour est clairement établie en ce sens qu’il ne suffit pas d’affirmer mais qu’il faut étayer les affirmations par
                     des exemples concrets” e § 10 “Si tout le monde s’accorde sur la nécessité d’empecher l’islamisme radical, une
                     telle justification se heurte néanmoins a une sérieuse objection. Le port du foulard ne peut, en tant que tel,
                     etre associé au fondamentalisme et il est essentiel de distinguer les personnes qui portent le foulard et les «extré-
                     mistes» qui veulent l’imposer, comme d’autres signes religieux. Toutes les femmes qui portent le foulard ne
                     sont pas des fondamentalistes et rien ne l’établit dans le chef  de la requérante).
                     Altrettanto dicasi per quanto riguarda il rapporto tra diritto alla libertà religiosa, limiti e
                     diritto all’istruzione garantito dall’art. 2 del Protocollo n. 1 alla Convenzione europea (così
                     il §19: Plus fondamentalement, en acceptant l’exclusion de la requérante de l’université au nom de la laicité
                     et de l’égalité, la majorité accepte son exclusion d’un lieu d’émancipation ou précisément le sens de ces valeurs
                     peut se construire. L’université donne l’expérience concrete d’un savoir libre et affranchi de toute autorité.
                     C’est une telle expérience qui forme les esprits a la laicité et a l’egalité plus efficacement qu’une obligation
                     imposée sans adhésion. Le dialogue interreligieux et interculturel, fondé sur la tolérance, est une éducation
                     et il est dest lors paradoxal de priver de cette éducation les jeunes filles qui portent le foulard et en raison
                     de celui-ci).
               (41)  Fondamentali su questo profilo le riflessioni formulate dalla Cedu nel caso Lautsi e altri con-
                     tro Italia, 18 marzo 2011 (www.echr.coe.int). Quanto al rinvio al caso Eweida e altri contro
                     Regno Unito, le differenti soluzioni qui adottate dalla Corte per ciascuno dei ricorrenti e le
                     modifiche intervenute nella normativa interna della British Airways a seguito della sentenza
                     consentono  di  soffermarsi  ulteriormente  sul  rapporto  tra  diritto  di  libertà  religiosa-
                     laicità/neutralità, nonché sul binomio dimensione pubblica-dimensione privata dell’esercizio
                     di quel diritto.
               (42)  Imprescindibile al riguardo il § 31 della sentenza Kokkinakis contro Grecia, 25 maggio 1993
                     (www.echr.coe.int) fra le prime pronunce della Cedu in tema di libertà religiosa ex art. 9 della
                     Convenzione europea: Telle que la protege l’article 9 (art. 9), la liberté de pensée, de conscience et de reli-
                     gion représente l’une des assises d’une “société démocratique” au sens de la Convention. Elle figure, dans sa
                     dimension religieuse, parmi les éléments les plus essentiels de l’identité des croyants et de leur conception de la
                     vie, mais elle est aussi un bien précieux pour les athées, les agnostiques, les sceptiques ou les indifférents. Il y
                     va du pluralisme - chèrement conquis au cours des siecles - consubstantiel a pareille société.
                     Non può non ricordarsi anche in tal caso il pensiero della giudice Françoise Tulkens a pro-
                     posito del pluralismo nella sua opinione dissenziente nel caso Leyla Sahín contro Turchia
                     (così il § 1: Par ailleurs, pluralisme, tolérance et esprit d’ouverture sont les caractéristiques essentielles d’une
                     société démocratique et certains effets en découlent. D’une part, ces idéaux et ces valeurs d’une société démo-
                     cratique doivent se fonder sur le dialogue et un esprit de compromis, ce qui implique nécessairement de la part
                     des personnes des concessions réciproques. D’autre part, le role des autorités n’est pas d’enrayer la cause des
                     tensions en éliminant le pluralisme mais de veiller, comme la Cour vient encore de le rappeler, à ce que les
                     groupes opposés ou concurrents se tolerent les uns les autres).

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