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Questioni internazionali - Editorial sèrie n. 3/2002

Il aura fallu attendre que la gendarmerie accumule plusieurs siècles d’existence avant que l’on s’intéresse de manière scientifique à son histoire. Certes, les premiers spécialistes, des militaires principalement, ont fréquenté les archives pour étudier la maréchaussée et la gendarmerie. Ces contributions résumaient un passé séculaire dont la richesse justifie l’ouverture d’un chantier de recherches systématiques et “totales”, conduit aussi bien par des universitaires que par des membres de l’institution. On peut d’ailleurs s’interroger sur la longueur du processus de maturation qui a précédé la naissance d’une recherche historique universitaire en gendarmerie, devenue aujourd’hui une discipline de l’enseignement supérieur. Cela tient peut-être au fait que notre histoire est aux limites de plusieurs champs d’investigations, aux marches de l’histoire militaire, coloniale, administrative et sociale. Partie prenante dans chacun de ces domaines, elle n’en avait jamais été le centre et dans les temps actuels, la connaissance de l’histoire de la gendarmerie est nécessaire aux décideurs qui ont son avenir entre leurs mains. On ne peut que sauscrire à l’affirmation du général Plique, premier directeur de la gendarmerie nationale: “Si ceux à qui les destinées de notre arme ont été confiées jadis avaient eu l’occasion d’étudier cette histoire et de méditer sur ses leçons, ils auraient évité bien des erreurs”.
Le succès que connaît cette recherche actuelle, initiée notamment par le Service historique de la gendarmerie nationale (SHGN) et par l’Université de Paris IV, témoigne de l’intérêt que nous portent nos concitoyens. La plupart découvrent que la gendarmerie ne se réduit pas aux visions partielles et stéréotypées du gendarme: son rôle paraît benucoup plus fondamental, inscrit au cœur de la société. Elle est un élément constitutif de l’identité nationale.